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Quelques définitions qui définissent la maltraitance infantile, que ce soit dans le domaine scientifique ou psychologique

 

  •  La maltraitance infantile englobe les graves négligences, les violences psychologiques, physiques et sexuelles.

Selon l'ODAS (Observatoire nationale de l’enfance en danger) : « L'enfant maltraité est celui qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes, ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ».

 

  • Dans sa constitution, adoptée par la Conférence internationale de la Santé, à New York en 1946, l'OMS stipule que "la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité". Une telle définition, qui relève bien du champ de la santé publique et non de la clinique, entre clairement en résonnance avec la notion de besoins fondamentaux de l'enfant.

La fréquence :

On ne peut connaître le nombre exact d'enfants maltraités faute d'enquêtes de victimation possibles chez les enfants âgés de moins de quatorze ans et, si on trouve justement scandaleux qu'une femme décède tous les deux jours sous les coups de son compagnon, on peut estimer que deux cents enfants pourraient être tués par leur parents chaque année en France selon l'enquête Inserm d'Anne Tursz, laquelle estime que c'est avant l'âge de un an que le taux d'homicide est le plus élevé de tous les âges de la vie ; que les enfants décédés de violences physiques telles que le syndrome du bébé secoué sont très jeunes (moins de quatre mois pour la plupart) qui peut conduire à une hypertension intra-crânienne (pression élevée dans le squelette) après  une hémorragie cérébrale et également privation d'oxygène, ; que les viols sur mineurs représentent 55 % de l'ensemble des viols et les agressions sexuelles sur mineurs, 63 % des cas.

 

 

Introduction :

 

La maltraitance infantile est un processus de domination qui détruit, une éducation stricte voir susceptible de corrompre, de nuire (délétère).

La recherche démontre que les enfants maltraités présentent de graves troubles du comportement. Devenus adultes, ils risquent cinq fois plus d’états dépressifs, douze fois plus tentatives de suicide, sept fois plus d’être alcoolique, cinq fois plus d’être toxicomane, quatre fois plus d’être bronchitique chronique, deux fois plus de présenter un cancer, etc. Ils présentent également de graves troubles de la personnalité.

La maltraitance fait le lit de l’exclusion et de la délinquance.

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi un tel déni ?

 

Les raisons de ce silence s’enracinent dans la culture. L’enfant doit respecter ses parents comme l’affirment les dix Commandements (4.Honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.) ainsi que le Code Civil (L'enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses père et mère. - Article 371),et ce, en toutes circonstances.

Le Code de déontologie médicale (Lorsqu'un médecin discerne qu'une personne auprès de laquelle il est appelé est victime de sévices ou de privations, il doit mettre en oeuvre les moyens les plus adéquats pour la protéger en faisant preuve de prudence et de circonspection.

S'il s'agit d'un mineur de quinze ans ou d'une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état physique ou psychique il doit, sauf circonstances particulières qu'il apprécie en conscience, alerter les autorités judiciaires, médicales ou administratives. - Article 44) recommande de signaler les enfants avec "prudence et circonspection", le médecin pouvant même s’en abstenir en cas "de circonstances particulières qu’il apprécie en conscience". Soit ils s’abstiennent, soit ils ne repèrent pas les enfants victimes de violences familiales.

Selon la Cour des comptes, les médecins parisiens n’ont signalé aucun enfant en danger en 2006 ...

Pourquoi la maltraitance est elle encore tabou en France ?

La clinique :

Aucun signe clinique n'est pathognomonique (Qualifie un symptôme caractéristique d'une maladie précise) de maltraitance, l'important est d'être en vigilance.

 

Mais il y a des situations d'alertes :

  • un trauma des organes génitaux sans explication plausible.

  • une infection gynécologique mais les vulvites simples, même répétées, ne doivent pas faire évoquer un AS chez un jeune enfant, ce qui n'est pas le cas pour une adolescente.

  • les troubles de somatisation dits "fonctionnels » : neurologiques (céphalées, vertiges) ; digestifs, cardio-respiratoires, musculaires, ostéo-articulaires.

  • certains troubles du comportement : sommeil, comportement alimentaire.

  • les comportements anormalement "sexualisés" chez un jeune enfant.

  • les états dépressifs avec de possible tentatives de suicide, les démarches visant à trouver refuge loin du domicile maltraitant malencontreusement qualifiées de « fugues », les conduites toxicomaniaques, les actes de délinquances, la prostitution.

  • et bien entendu des troubles psychotraumatiques complexes (LHT) et les troubles dissociatifs

Source : Institut de victimologie

 Les conséquences :

 

Les enfants physiquement maltraités souffrent habituellement de fractures, particulièrement aux côtes, et ont un risque élevé de développer un cancer.

L'effet physique instantané de maltraitance ou de négligence peut être relativement mineure (hématomes ou coupures) ou sérieuse (os brisés, hémorragie, voire la mort). Dans certains cas, les effets physiques sont temporaires mais dans d'autres peut avoir une incapacité.

Cependant, l'impact à long terme sur la santé physique reste encore à explorer.

 

La santé physique reste en général médiocre. De nombreuses études ont démontrées une relation entre de différentes formes de violences domestiques (incluant la maltraitance sur mineur) et une santé fragile. Les adultes ayant fait l'expérience de maltraitances lorsqu'ils étaient enfants peuvent souffrir d'anomalies physiques comme des allergies, de l'arthrite, de l'asthme, de bronchite, de fortes pressions sanguines et d'ulcères.

D'un autre côté, il existe des enfants ayant grandi avec la maltraitance, mais qui réussissent à vivre normalement lorsqu'ils sont adultes.

 

 

L'emprise psychologique constitue toujours une tentative de meurtre psychique. Elle s'établit au moyen de stratégies et de manipulations plus ou moins subtiles : désamour, isolement, rhétorique paradoxale, mensonges, culpabilisation, conduites agressives imprévisibles, faisant alterner les périodes de calme et de terreur, bafouant constamment la loi au profit du plus fort, piétinant les limites intergénérationnelles, etc. Ces stratégies « embrouillent » l'enfant victime qui risque de s'identifier à l'agresseur ou au contraire de perdre confiance en toute forme de solidarité possible. Les très subtiles tortures morales et physiques caractéristiques de l'emprise psychologique, constituent des attaques narcissiques remettant en cause l'idée que l'enfant se fait de lui-même et du monde environnant. Ces effractions entraînent la destruction progressivement croissante de zones clivées, dissociées du reste de la psyché, et détruisent progressivement toutes les capacités de symbolisation. Perdus, sans repère, incapables de penser par eux-mêmes, ces enfants maltraités présentent de graves troubles identitaires qui les rendent particulièrement vulnérables : de place perdue en place perdue, ils deviennent des « sans domicile fixes » symboliques, des « paumés », « des filles perdues », des « dégénérés ».

Depuis plus de 67 ans, France Parrainages est la seule association humanitaire qui accompagne, grâce au parrainage en France et dans le Monde, 13.000 enfants, adolescents et jeunes qui vivent des situations familiales, éducatives et sociales difficiles.

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