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Interview de Sophie Monnier 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1. Quelle est la dernière affaire que vous avez traité à propos de la maltraitance infantile ?

 

C'était le 20 janvier, un medecin nous a appelé après avoir remarqué des marques sur le cou d'un de ses jeunes patients.

 

 

2. Sur quelles lois vous appuyez-vous durant ce genre d'affaire ?

 

En ce qui me concerne je vais principalement m'appuyer  sur la loi du 7 mars 2007 qui concerne l'assistance éducative mais je pense qu'un juge pour enfant s'appuira plutôt sur celle du 5 mars 2007.

 

 

3. D'après vous, les lois dissuadent-elles les individus ?

 

Je ne pense pas que les lois ont le pouvoir de dissuader un individu mais je reste persuadé qu'elles ont le pouvoir de les effrayer. Du point de vue du code pénal, la maltraitance infantile est passible d'une peine de prison assez lourde ce qui oblige par moment certains individus à réfléchir avant d'agir.

 

 

4. Combien d'affaires traitez-vous à ce sujet par an ?

 

Ici, nous comptons près de 280 signalement de maltraitance par an. En 2013 nous avons effectué 87 transmissions directe au parquet.

 

 

5. Lorsque le cas se présente, de quelle manière traitez-vous cette affaire ?

 

Je reçois d'abord un écrit d'une école, d'un hôpital ou encore d'un medecin qui pense être face à un enfant maltraité. Je rempli ensuite quelques documents et j'envoi l'écrit suivit des documents que j'ai rempli au parquet qui se chargeront du reste de l'affaire.

 

 

6. Quelles sont les premières personnes que vous voyez ?

 

Je me charge uniquement des papiers, je ne vois personne. C'est le parquet qui se charge d'envoyer les gendarmes au domicile de l'enfant et de rencontrer les parents et l'enfant concerné.

 

 

7. Parlez-vous à directement à l'enfant victime de maltraitance ?

 

Jamais, sauf dans le cas où l'enfant décide lui même de m'appeler.

 

 

8. Combien de temps mettez-vous pour préparer et mettre en place ce qui sera nécessaire au parquet ?

 

Cela peut-être très rapide, je dirais une heure seulement, juste le temps de faire une recherche d'antécédent et de remplir quelques papiers.

 

 

9. Etes-vous en contact avec des medecins pour un diagnostic ?

 

Il m'arrive en effet d'être en contact avec des hôpitaux mais il est en général compliqué de parler avec un médecin qui tient à garder son secret professionnel et surtout avec les médecins généralistes qui, étant proche de la famille, ont du mal à dénoncer les faits.

 

 

10. Comment réagit l'enfant dans ces conditions ?

 

Cela dépend de l'enfant. Certains vont avoir peur, d'autres seront heureux et soulagés. Je me souviens d'un enfant de cinq ans qui n'a versé aucunes larmes au moment de la séparation avec ses parents, il était complètement indifférent.

 

 

11. ,Pour finir nous aimerions savoir ce que vous pensez du débat de Laurence Rossignol !

 

D'un point de vue éducatif je pense que la fesseé est un moyen de donner des limites à un enfant mais d'un autre côté  je pense que certaines personnes en abusent largement. Cela dépend donc de comment on l'utilise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sophie Monnier travaille pour le conseil général du Jura en tant que chef de mission au pôle Jura Enfance à Protéger.

 

Mme Monnier reçoit les appels ou les écrits de médecins, d'hopitaux ou encore d'écoles qui suspectent un enfant d'avoir été maltraité. Après avoir rempli différents documents et avoir étudié les écrits elle se charge de transmettre le tout au parquet qui mettra en place une procedure pour s'assurer que l'enfant a réellement été maltraité et ainsi donner suite à un procès.

 

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